Il fut un temps de rêverie

 

Je me souviens,

couché,

l’oreille au miroitement jailli,  

entendre.

 

Entendre,

aux rebonds les ballons

et dans le vacarme de rires et de vagues,

les paroles du sable.

 

J’imaginais l’océan sur la plage

dressé et s’approchant, feutré

d’un silence opportun.

 

L’émoi passait un moment retenu,

comme en ma gorge serrée une petite mort,

survolant indolente et sage mes images forgées.

 

Cette douce langueur, ce courant sourd et monotone, dans l’écoute des vagues...

 

Et entendre demain,

sous le pas léger des marelles humides,

le clapot aux déclinaisons de lunes hypnotiques.