L’aulne le poing levé s’entretient un instant à la source bavarde des paroles océanes.

 

Le ruisseau frissonne, le pré blanchit.

 

Roses sur ma vitre.

 

A l’écorce se situe l’avenir du prochain baliveau.

 

L’eau n’a pas tout conté. Ses berges tissent en secret le sommeil de l’étang.

 

Tant d’horizons de la chambre au jardin, et n’en connaître qu’un reflet neigeux.

 

Je promène sur le jardin un regard étonné.

 

Le tapis de silence tendu...

 

Les cheminées qu’interpellent les coqs immobiles.

 

Je marque aux chenets mon chemin.

 

Suivant qui s’y attarde, jardin perd ses mesures.

 

Les racines de l’arbre et la transparence de l’eau nous renseignent sur l’état de ce vieux terrain.

 

Le trou que fait la nuit sur l’arbre impertinent, loge silencieuse la hulotte.

 

Je suis le jardin en hiver.

 

Je ne tiens plus les comptes du ruisseau.

 

Ha ! voir ce rocher, sous sa froide solitude, emprisonner l’hiver.

 

Définitivement...

 

Car, nous ne reverrons plus les arabesques, soudainement mêlées sur nos vitres, au petit matin froid.